None (nom féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

X e siècle. Emprunté du latin nona (hora), « neuvième (heure du jour) », ou nonae, « les s ».
1. Quatrième partie du jour, qui commençait à la fin de la neuvième heure (c'est-à-dire, selon la manière actuelle de compter, vers trois heures de l'après-midi). Au pluriel. Jour du calendrier romain qui se situait le neuvième jour avant les ides, et correspond, dans notre calendrier, au septième jour des mois de mars, mai, juillet et octobre, et au cinquième des autres mois. Les calendes, les s et les ides. Le jour des s d'avril. Les Romains considéraient les s comme un jour néfaste, pendant lequel ils s'abstenaient de célébrer les mariages.
2. Celle des sept heures canoniales qui se chante ou se récite vers la neuvième heure du jour. Après , on dit vêpres.


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 


T. d'Antiquité romaine
Il se disait de la Quatrième partie du jour, qui commençait à la fin de la neuvième heure, ou, selon notre manière de compter, à trois heures après midi.



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 


Liturgie catholique
Celle des sept heures canoniales qui se chante ou qui se récite vers la neuvième heure du jour. "Où en êtes-vous de votre bréviaire? J'en suis à none. Après , on dit vêpres."



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Terme d'antiquité romaine. La quatrième partie du jour, qui commençait à la fin de la neuvième heure, ou, selon notre manière de compter, à trois heures après-midi.

 2   Terme de liturgie catholique. Celle des sept heures canoniales qui se chante ou qui se récite après sexte.
BOSSUET: « Regardons saint Pierre qui monte au temple avec saint Jean à l'heure de la prière de »
RAC.: « Au milieu de tout ce trouble, il arriva une chose qui fit bien voir l'amour que ces filles [les religieuses de Port-Royal] avaient pour la régularité ; elles entendirent sonner , et, en un instant, comme si leur maison eût été dans le plus grand calme, disparurent toutes du chapitre, et elles allèrent à l'église, où elles prirent chacune leur place, et chantèrent l'office à leur ordinaire »

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Th. le mart. 47: Quant il fu descenduz, al mustier s'en alad ; S'il esteit de chanter tens demanda
    XIIIème siècle
VILLEH.: « Et ceste chasce fu entre et vespres »
    XVème siècle
FROISS.: « Environ petite nonne, un lievre s'en vint trespassant parmi les champs »
FROISS.: « L'usage du comte de Foix est tel ou estoit alors, et l'avoit tousjours tenu d'enfance, qu'il se descouchoit à haute nonne et soupoit à minuict »
LOUIS XI: « Et tout querant lievre, passerent le temps joyeusement jusqu'à basses-nones sans boire et sans manger »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. nona hora, la neuvième heure.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE NONE. Ajoutez :

 3   Redevance que les possesseurs de précaires ecclésiastiques payaient sous la seconde race.
E. BOUTARIC: « Il fut déterminé par des capitulaires que les possesseurs de précaires ecclésiastiques payeraient toujours un cens, entre autres une redevance spéciale appelée , consistant dans la neuvième partie du revenu »


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


T. de Liturgie cathol. Celle des sept heures canoniales qui se chante ou qui se récite après sexte. "Où en êtes-vous de votre bréviaire? J'en suis à . Après , on dit vêpres."



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


Celle des sept Heures canoniales qui se chante ou qui se récite après Sexte. "Où en êtes-vous de votre Bréviaire? J'en suis à None. Après None, on dit Vêpres".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Celle des sept heures canoniales qui se chante ou qui se récite après Sexte. "Où en êtes-vous de votre Bréviaire? J'en suis à None. Après Sexte, on dit None, & puis Vêpres."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. féminin 

NONES, s. f. pl. Le 1er se dit de la 4e des petites heures de l'Ofice Divin; le 2d était chez les Romains le cinquième jour de certains mois et le septième de certains aûtres.



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. féminin 


On appelle ainsi celle des sept Heures canoniales, qui se chante, qui se recite aprés Sexte. "Où en estes-vous de vostre Breviaire? j'en suis à" "None. aprés Sexte on dit None, & puis Vespres".




Emplacement dans le dictionnaire :

nonante
nonantième
nonce
nonchalamment
nonchalance
nonchalant
nonchaloir
nonciatûre
nonciature

nones
nongentesimo
nonidi
nonnain
nonne
nonnerie
nonnette
nono
nonobstant
nonpareil
nonpareille




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Léon CLADEL (Ompdrailles, le tombeau des lutteurs)

...l'aube, ce matin-là, ce vrai peuple en sayon tint en plein forum un joyeux conciliabule au sujet de l'heureuse nouvelle. Il était donc de retour enfin, le royal forestier, et bientôt, entre sexte et none, on vérifierait si cet aigle, doux comme un ange, avait toujours l'oeil bleu de ciel, l'aile souveraine, et le même nombre de plumes un peu partout. Tonnerre de dieu ! L'on craignait qu'il en eût...


Citation n°2 de Charles de MONTALEMBERT (Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie)

...de l'attaquer et de le surprendre pendant la nuit. Pour éviter ce danger, il repartit aussitôt, voyagea toute la nuit et arriva à la Wartbourg le lendemain, qui était un vendredi, vers l'heure de none. Cependant la nouvelle de l'approche du prince bien aimé avait répandu dans toute la Thuringe une immense joie. Tous ces pauvres affamés voyaient dans le retour de leur père et de leur généreux...


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